La peinture académique

Une peinture qui tend à rendre l'image bien lisible, compréhensible par tous.

La seconde moitié du 19e siècle est une période très foisonnante où apparaissent les grands mouvements de l’art qui fonderont l’art moderne. Cependant, un art, encore attaché aux critères des siècles précédents, demeure, d’autant plus qu’il est soutenu par l’Académie des Beaux-arts et promu par les Salons parisiens. Ce mouvement, dit académique, est bien représenté au musée.

Henry d’Estienne, Après le bain

L’art académique procède d’une démarche cérébrale, d’une recherche culturelle magnifiant le patriotisme, le travail, la vie bourgeoise, etc…Les peintres académiques sont formés par les membres de l’Institut, professeurs à l’Ecole des Beaux-Arts et chez des artistes renommés, tel que Gleyre, ainsi qu’à l’académie Julian. Cet enseignement met l’accent sur la forme et la technique en s’appuyant sur la copie des chefs d’œuvres anciens de l’Antiquité et de la Renaissance.

La peinture académique présente une très grande diversité. Diversité des genres abordés – paysage, histoire, scène de genre, actualité, portrait, etc..- et des façons de les aborder – soucis de réalisme, idéalisation, légèreté, folklorisme, etc...-.  mais la peinture académique se caractérise avant tout par son style : une matière picturale lisse, ayant un aspect de porcelaine, le trait bien défini pour cerner les détails, les valeurs et les couleurs pour modeler les formes, un ton local pour harmoniser le tout, le strict respect de la perspective. Tout dans cette peinture tend à rendre l’image bien lisible, compréhensible par tous.

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