L’Instrumentarium de Puivert

La tradition et l'histoire se sont conjuguées pour faire du Quercorb un pays de musique.

Les troubadours

Ces « poètes-musiciens » sont au Moyen-Âge les vecteurs d’une expression qui prend ses racines dans les traditions musicales et poétiques de l’ensemble du bassin méditerranéen. Le château de Puivert semble avoir accueilli les troubadours comme Peire d’Alvernha qui, en 1170 compose des vers se terminant ainsi : « ces vers furent composés au son des cornemuse à Puivert parmi les chants et les rires ».

Un espace musical, consacrée aux troubadours, comprend neuf parchemins calligraphiés qui servent de supports à des portées, notes et autres annotations musicales accompagnées de poèmes lyriques de troubadours. Un mobilier d’écoute permet à l’aide d’écouteurs individuels de pénétrer et de s’imprégner complètement de cette musique mais aussi des textes chantés en occitan médiéval. Un CD a été réalisé spécialement pour cette exposition permanente ;

Calligraphie d'une partition

 

L’Instrumentarium

Extrait du CD instrumentarium de Puivert "Amis tout doux instrumental"

L’existence dans le donjon du château de Puivert d’une salle comportant huit sculptures de musiciens permet de recréer au musée du Quercorb une salle où sont présentés non seulement les moulages des sculptures du château mais aussi des instruments « en chair et en os » dont la restitution, confiée à différents facteurs spécialisés et renommés,  doit répondre au double critère de la plus grande fidélité historique possible et de leur compatibilité musicale.

Ces instruments sont l’orgue portatif, le psaltérium, le tambourin, les flûtes, le luth, la guiterne, le rebec, la vièle à archet et la cornemuse.Une ambiance sonore permet la découverte du répertoire musical du 14e siècle avec des extraits du répertoire de Guillaume de Machaut et le Codex de Chantilly exécuté pour Gaston Phoebus. Tous ces morceaux ont été enregistrés à Puivert spécialement pour le musée.

L’orgue portatif

Luthier : Patrick Collon, conseiller technique de la manufacture d’orgue de Bruxelles.

 

Moulage du joueur d’orgue

 

Pour créer l’orgue il a fallu retrouver de justes proportions : ses dimensions ont été dictées par le souci d’accompagner la voix et les autres instruments, donc par la tonalité choisie (sol). On a ainsi déterminé les hauteurs nécessaires pour chacun des tuyaux. Ils ont été réalisés en alliage d’étain, plomb et antimoine. On pouvait craindre un manque d’autonomie en air pour le soufflet à deux pans, mais celui-ci s’est avéré suffisant. Le clavier, à boutons poussoirs en buis, a été disposé en ligne comme cela se pratiquait habituellement à cette époque.

photo du moulage du joueur d'orgue

 

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