La collection d'histoire

Le Musée des Corbières présente depuis 2011 une exposition intitulée " Les Corbières : frontière ou passage ?"

Cette exposition retrace l’histoire des fluctuations de la frontière, durant la période comprise entre le Traité de Corbeil (1258) et le Traité des Pyrénées (1659), durant laquelle la frontière entre les royaumes de France et d’Espagne passait sur les Corbières et non pas encore sur la chaîne des Pyrénées.

 

Des oppida protohistoriques aux castra et villages médiévaux, la zone de contact est peuplée de manière continue par des communautés regroupées dans des enceintes ou protégées par un château.

La voie littorale d’Espagne (antique, médiévale et royale) apparaît comme la colonne vertébrale de cette zone ; les villages des Corbières littorales y figurent comme autant d’étapes et de maillons du système défensif centré sur Narbonne.

 

 

La collection se compose de gravures et lithographies de Narbonne et Fontfroide, une série de villages fortifiés le long de la frontière des Corbières et du Roussillon, Fitou, Durban, Opoul, Tautavel …, les forteresses de Leucate et Salses, des personnages liés aux évènements.

 

Opoul offre la vision d’une enceinte longeant les bords du plateau qui protège le village et le château occupant l’angle sud-est dont il épouse le bord de la falaise. Les courtines sont flanquées de deux tours, une salle voûtée pourrait être la chapelle castrale Saint-Laurent.

Au 13ème siècle Jacques Ier le Conquérant, roi d’Aragon, fait du plateau d’Opoul un poste de surveillance de la frontière. Ce rôle de surveillance se maintient au cours des 14ème et 15ème siècles et la place tient bon jusqu’au 17ème siècle quand finalement les Français l’ investissent.

 

Le village frontière d'Opoul

 

Tout l’imaginaire développé autour de cette zone de frontière et d’échanges est évoqué au travers des légendes plus ou moins fantastiques et des noms de lieux. L’Estron de la Vieille, colline-borne qui délimite  plusieurs communes est le siège d’une légende évoquant une géante modeleuse de paysage : « Un pet sus Sant Victor, l’autra sus la Serra, caguet l’Estront, pisset la Berra».

Des noms donnés à des monuments renvoient à des légendes, comme celui du dolmen des Palats sur la  commune de Fontjoncouse renvoie à l’histoire du « Cabanot du Maure » : « Les Mores étaient de grands géants qui allaient par le monde emportant leur maison avec eux : une dalle sur la tête, les deux autres sous les bras. A la nuit, pour s’abriter,  il leur suffisait de s’accroupir, leur cabane était toute prête. »

 

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