Les amphores Gauloises 4

Les amphores de Sallèles s’inscrivent dans le contexte de la production en Narbonnaise, du milieu du Ier siècle et jusqu’au IIIe siècle, à la disparition de l’officine.

Une quarantaine d’ateliers sont repérés et la cinquantaine de timbres connus sur des Gauloises 4 indique qu’ils devaient approcher la centaine.
Les amphores suivent un modèle bien établi et constamment reproduit durant une période d’un siècle et demi à deux siècles. La production des Ier et IIe siècles se caractérise par la grande régularité d’un module unique qui semble se dégrader au cours du IIIe siècle.


Leur contenance est d’une trentaine de litres, leur poids d’une dizaine de kilos.


Les Gauloises 4 ont été imitées en Gaule de façon sporadique et marginale. Dans les ateliers du Sud qui devaient répondre à la forte demande, elles ont connu un très large développement. En effet les marchands en avaient besoin pour acheminer le vin du Midi gaulois sur les marchés importants, à grande distance, sur l’axe du Rhône, en Méditerranée, ainsi qu’en direction du Rhin, de l’Angleterre, de l’Egypte et de l’Inde.


Hors de Gaule, et notamment sur la côte méditerranéenne de la Péninsule ibérique, des amphores Gauloises 4 sont imitées, sans que l’on retrouve, là non plus, la densité impressionnante des ateliers sud-gaulois.
Comparé à un grand nombre d’autres types d’amphores fabriquées en Gaule, ou en Espagne, dont les variations d’un atelier à l’autre sont très grandes, les Gauloises 4 se classent à part et répondent, sans doute, à une commande très stricte et normalisée qu’il faut mettre en relation avec leur diffusion d’une extrême importance, et le regard connaisseur que portaient les anciens sur leur forme.

 

La pyramide d’amphores

Rubrique: