La journée des femmes

Le 8 mars, c'est la journée internationale des droits des femmes. Nous vous proposons un petit parcours de réflexion sur l’égalité des droits… Une lutte, encore et toujours d’actualité !

« Les pays dans lesquels les femmes sont traitées sur un pied d’égalité avec les hommes jouissent d’une meilleure croissance économique. Les entreprises qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants affichent de meilleurs résultats. Les accords de paix qui font intervenir des femmes s’avèrent viables à plus long terme. Les parlements où siègent des femmes adoptent davantage de lois portant sur des questions sociales fondamentales comme la santé, l’éducation, la non-discrimination et les allocations familiales. Il ne fait donc pas l’ombre d’un doute que l’égalité entre les femmes et les hommes est un avantage pour tous. »
(M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)

Le 8 Mars, le monde célèbre la journée internationale des droits des femmes. Si cette journée est apparue dans le contexte des mouvements sociaux au tournant du XXe siècle en Amérique du Nord et en Europe, c’est en 1975, lors de l'Année internationale de la femme que l'Organisation des Nations Unies a fixé la célébration de cette journée au 8 mars.

La Journée internationale de la femme est l’occasion de dresser un bilan des progrès réalisés, d’appeler à des changements et de célébrer les actes de courage et de détermination accomplis par les femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire de leur pays et de leur communauté.

1- Le livre noir de la condition des femmes trace aux travers d’articles, de portraits et de témoignages, un état des lieux de la condition féminine dans le monde.
2-
 La clause de l’européenne la plus favorisée reprend les résultats d'une enquête, menée dans toute l'Europe, sur les droits accordés aux femmes dans les différents pays. L'objectif est de rassembler, dans un même texte, toutes les lois les plus favorables aux femmes et d'en proposer une application. La proposition élaborée sera présentée au Parlement européen.
3- 
Femmes de l'ombre ou femmes dans les lumières médiatiques, 73 Femmes d’Afrique, bâtisseuses d’Avenir confient ce que fut leur éducation, l'éveil de leur conscience, les combats qu'elles mènent, les obstacles à surmonter.

A l’occasion de cette journée, nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir des femmes, françaises et étrangères, dont les combats ont fait avancer ce que Gisèle Halimi appelle La cause des femmes.

Petit focus sur les Culottées de Penéloppe Bagieu

Dans ces 2 tomes de Culottées (sous-titrés : Des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent), la pétillante Pénélope Baggieu nous livre une trentaine de portraits de femmes hors du commun, d'époques et d'origines différentes. 2 bandes-dessinées, au ton humoristique, qui vont vous faire découvrir ces destinées extra-ordinaires. Une façon ludique et légère d'aborder sérieusement le sujet de l'égalité hommes-femmes à travers ces portraits de femmes qui ont osé braver les normes sociales et lutter contre les stéréotypes de leur temps. C'est la lecture incontournable de cette journée des femmes !
Pour découvrir un extait du tome 1, c'est ici, et pour le tome 2, c'est  !

 

Olympe de Gouges, Hubertine Auclert, Simone Veil : elles ont dénoncé et œuvré en France pour le droit des femmes…

Olympe de Gouges, féministe avant l’heure, rédige, durant la révolution française,  « la déclaration de la femme et de la citoyenne ». Femme de lettres, elle aborde aux travers de ses pièces de théâtre et de ses pamphlets des thématiques engagées : esclavage, divorce, émancipation de la femme, éducation des filles…

Olympe de Gouges / dessins Catel Muller ; scénario José-Louis Bocquet. -Casterman, 2012. - (Ecritures)

Olympe de Gouges / Evelyne Morin-Rotureau. - Publications de l'Ecole moderne française, 2002. - (Histoire d'elles)

Olympe de Gouges : non à la discrimination des femmes / Elsa Solal. - Actes Sud junior, 2014. - (Ceux qui ont dit non)

Elle connut une fin tragique, condamnée à mort pour avoir lutté contre la terreur. De façon prémonitoire, elle proclamait qu’ « une femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir le droit de monter sur la tribune ».

 

Digne héritière d’Olympe de Gouges, Hubertine Auclert  est reconnue comme l’inventrice de la propagande féministe et la première suffragette. Lorsqu’elle s’engage (au début du XX° siècle) dans le combat pour le droit de vote des femmes, c’est à corps perdu. Femme d’action et de provocation elle refuse de payer ses impôts : « je n’ai pas de droit, donc je n’ai pas de charges !». Elle emporte son combat jusque dans la mort, la sculpture sur sa tombe rend hommage au suffrage des femmes.

Le Centre Hubertine Auclert, créé à l’initiative du Conseil régional d’Ile-de-France avec et pour les acteurs-rices de l’égalité, est un centre de ressources pour l’égalité femmes-hommes. Il a pour principaux objectifs la sensibilisation de différents publics à la nécessité de lutter contre les inégalités et les discriminations fondées sur le sexe et le genre, la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes.

 

En 1974, Simone Veil, fait voter (de haute lutte) une loi sur l’avortement. La loi Veil, promulguée en 1975, symbolise pour toutes les femmes le droit à disposer de leur corps. Découvrez  l’historique de cette loi, au travers des archives de l’INA. La vidéo de son discours à l'Assemblée Nationale est une (re)mise en perspective, particulièrement intéressante, qui nous replonge dans le climat de l’époque.

 

Aung San Su kyi, Wangari Maathaï, Malala Yousafzai : elles ont résisté aux pouvoirs en place dans leurs pays de façon non-violente

Elles ont œuvré pour la paix, l’environnement ou l’éducation dans leur pays. Elles sont devenues des symboles de l’activisme non-violent. Toutes trois ont obtenues le prix Nobel de la Paix.

Aung San Su kyi, a lutté pour la démocratie en Birmanie, au prix de lourds sacrifices (emprisonnement, procès, séparation d’avec sa famille). Son combat a fait d’elle une icône internationale. De nombreux artistes lui ont rendu hommage : U2 avec la chanson « Walk-on »

mais aussi  Luc Besson avec le film  « The Lady ».

 

Si la Kényane Wangari Maathaï est surtout connue pour son engagement en faveur de l’environnement (elle crée, en 1977, le mouvement « la ceinture verte »), elle a aussi beaucoup œuvré pour la démocratie dans son pays et les droits des femmes. Comme Aung San Suu Kyi, elle payera son engagement par plusieurs séjours en prison.

Celle qui plante les arbres / Wangari Maathai ; trad. de l'anglais (Kenya) Isabelle Taudière. - Ormesson, 2007

Wangari Maathai, la femme qui plante des millions d'arbres / textes de Franck Prévot ; images d'Aurélia Fronty. - Rue du Monde, 2011. - (Grands portraits)

 

 

Malala Yousafzai, est une très jeune militante pakistanaise pour les droits des femmes. Son plaidoyer en faveur de l’accès à l’éducation pour les filles, à la tribune de l’ONU en 2013, déclencha une standing ovation. En 2012, elle avait réchappé à une tentative d’assassinat.

 

Bien d’autres femmes ont marqué l’histoire de leur empreinte, Fanny Saccomano a fait le choix d’en présenter 99, en débutant son livre par cette citation de Virginia Wolf : « Je ne serai pas célèbre ou grande. Je continuerai à être aventureuse, à changer, à suivre mon esprit et mes yeux, refusant d’être étiquetée et stéréotypée. L’affaire est de se libérer soi-même : trouver ses vraies dimensions, ne pas se laisser gêner. »

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