RENCONTRE AVEC ANTONIO MORESCO / RENDEZ-VOUS LITTERAIRE

Date de l'évènement: 
Samedi 27 Septembre 2014
A 17h, à la Maison du Banquet & des générations, abbaye de Lagrasse.

Dans le cadre des Rendez-vous de la librairie, la Maison du Banquet & des générations accueille l'écrivain italien Antonio Moresco et son traducteur Laurent Lombard, à l'occasion de la parution, en traduction française, de son roman La Petite Lumière (Éd. Verdier, septembre 2014).

Antonio Moresco est né à Mantoue , le 30 Octobre 1947. Écrivain, italien, il est l’auteur depuis 1993 d’une trentaine de romans, récits, textes pour le théâtre et essais. La Petite Lumière est le premier traduit en français.
Il est une figure majeure de la prose narrative contemporaine. Il est sans aucun doute l’un des écrivains les plus inspirés, les plus puissants, les plus imaginatifs, mais aussi les plus délicats de la littérature italienne, et qui depuis toujours poursuit son œuvre dans la solitude des plus hautes exigences.

À  propos de La Petite Lumière :
Présentation de l’éditeur :

« Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant » : ainsi commence La Petite Lumière. C’est le récit d’un isolement, d’un dégagement mais aussi d’une immersion. Le lecteur, pris dans l’imminence d’une tempête annoncée mais qui tarde à venir, reste suspendu comme par enchantement parmi les éléments déchaînés du paysage qui s’offrent comme le symptôme des maux les plus déchirants de notre monde au moment de sa disparition possible.
L’espace fait signe par cette petite lumière que le narrateur perçoit tous les soirs et dont il décide d’aller chercher la source. Il part en quête de cette lueur et trouve, au terme d’un voyage dans une forêt animée, une petite maison où vit un enfant. Il parvient à établir un dialogue avec lui et une relation s’ébauche dans la correspondance parfaite des deux personnages. Cette correspondance offre au narrateur l’occasion d’un final inattendu.
La Petite Lumière sera comme une luciole pour les lecteurs qui croient encore que la littérature est une entreprise dont la portée se mesure dans ses effets sur l’existence.


Extrait de La Petite Lumière :
Le soleil vient tout juste de s’effacer derrière la ligne de crête. La lumière s’éteint. En ce moment, je suis assis à quelques mètres de ma petite maison, face à un abrupt végétal. Je regarde le monde sur le point d’être englouti par l’obscurité. Mon corps est immobile sur une chaise en fer dont les pieds s’enfoncent de plus en plus dans le sol, et pourtant, de temps en temps, j’ai le souffle coupé, comme si je chutais, assis sur une balançoire aux cordes fixées en quelque endroit infiniment lointain de l’univers.
Le ciel est traversé par les dernières hirondelles qui volent, çà et là, comme des flèches. Elles passent en rase-mottes au-dessus de moi, s’abattant tête la première sur de vastes sphères d’insectes suspendus entre ciel et terre. Je sens le vent de leurs ailes sur mes tempes. Je vois distinctement devant moi le corps noir, plus caréné et plus grand, de quelque insecte englouti par une hirondelle qui le suivait le bec grand ouvert en lançant des cris. Le silence est tel que j’arrive même à entendre le craquement de son corps qui continue à souffrir, broyé et démembré, dans le corps de l’autre animal qui remonte grisé dans le ciel.
 

Entrée libre et gratuite

Renseignements auprès de la Maison du Banquet & des générations

04 68 32 63 89

lamaisondubanquet@orange.fr

www.lamaisondubanquet.fr