Réalisations d'élèves

Donner vie au passé grâce aux ateliers du service éducatif.

LES ENFANTS DE TOURNISSAN : PLONGEE AU CŒUR DE LA GUERRE

 Réaction d’une élève de troisième du Collège Joseph Delteil de Limoux après l’atelier du 15 décembre 2016.

Le jeudi 15 décembre, la classe de 3°4 est allée aux Archives Départementales de l'Aude à Carcassonne : grâce aux archives nous avons pu plonger dans la vie quotidienne des enfants de notre âge en pleine guerre mondiale.

L'Atelier du Service Éducatif nous a décrit et expliqué la vie quotidienne des enfants de Tournissan (Aude) en 1939-1943 sous l'Occupation allemande. Nous avons consulté différents textes authentiques écrits par les écoliers à cette époque. En effet, l'Instituteur Jean Puget laisse les enfants écrire ce que bon leur semble pour raconter leur terrible quotidien. Il se base sur la méthode Freinet qui prône l'observation et le texte libre. Aujourd'hui, ces textes nous font découvrir cette sombre période de l'Histoire où règnent la peur, la faim et l'horreur.

Ainsi avons-nous eu à notre disposition des photocopies de vraies cartes individuelles d'alimentation. La guerre engendre des problèmes de rationnements. Par exemple, une jeune adolescente en Mai 1942 a droit à 3 morceaux de sucre, 1/4 de litre de lait, 7 grammes de fromage et 240 grammes de pain par jour. Ces rations sont minimes. Alors les familles récoltent des plantes comme de la salade sauvage ou du fenouil. En guise de viande, elles se nourrissent parfois de hérissons, de faucons, ou même de chats. De plus, elles utilisent des succédanés, c’est-à-dire des produits de remplacement. De ce fait, le pain est remplacé par des pommes de terre bouillie, le sucre par de la saccharine. Enfin, les sandales sont fabriquées à partir d'herbe et de cheveux.

Les Allemands finissent par envahir la zone libre en 1942. Les enfants racontent. Ils décrivent les soldats allemands de façon très péjorative : un écolier les traitent de « boches » ou encore déclare : « je les détestais ». Ce texte en particulier montre bien, malgré les risques réels, la liberté de parole qui règne dans cette école.

Grâce à cette liberté donnée aux élèves par l'instituteur Puget, nous avons la chance de disposer de textes courageux qui expriment à la fois la peur, l'innocence, la rage. Ces écrits, traces émouvantes du passé, nourrissent notre mémoire et permettent aujourd’hui d’écrire l’Histoire.

Lise Marie (3é 4)

Élèves travaillant aux archives sur les documents de l’école de Tournissan


Collège de l'Alaric
Sortie aux Archives départementales

Le jeudi 3 novembre, nous sommes allés aux Archives Départementales de l’Aude. Nous avons rencontré Christa qui nous a raconté la vie d’un Poilu originaire de Bram, Pierre Montagné. Nous avons lu plusieurs lettres qu’il avait envoyées à sa famille pendant qu’il était au front.
Lors de la Première guerre Mondiale, les lettres étaient le seul moyen de communication entre le soldat et sa famille. On a vu qu’il était important de parler de son état de santé pour rassurer ses proches, mais aussi de prendre des nouvelles d’eux. Les soldats en profitaient pour demander des colis de nourriture qui se conserve, de vêtements chauds ou d’objets du quotidien.
Aujourd’hui ces lettres ont valeur de témoignages. Elles nous informent des conditions dans lesquelles évoluaient les soldats : six jours dans les tranchées et deux jours de repos ; les conditions d’hygiène : ils ne se lavaient pas pendant dix jours, vivaient au milieu des cadavres ; leurs occupations : confections d’objets avec les obus ennemis. Elles nous font part aussi des sentiments et des impressions des soldats.

La classe de 3é 3

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